Vendre son entreprise implique de respecter certaines obligations vis-à-vis de ses salariés. Dans certains cas, le dirigeant doit les informer avant la cession afin de leur permettre, s'ils le souhaitent, de présenter une offre de reprise. Quelles entreprises sont concernées ? Quels délais faut-il respecter ? Comment transmettre cette information ? Voici ce que prévoit la réglementation.
L'essentiel
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L'obligation d'information concerne uniquement certaines entreprises et certaines opérations de cession. Vous êtes concerné si :
À l'inverse, cette obligation ne s'applique pas à toutes les opérations de transmission. Une cession partielle de titres, par exemple, n'entre pas dans le dispositif si elle ne conduit pas au transfert du contrôle de l'entreprise.
Le délai d'information dépend de l'effectif de votre entreprise :
Le non-respect de ces délais peut fragiliser l'opération. Il est donc recommandé d'anticiper cette étape dès la préparation de la transmission.
La loi laisse au dirigeant le choix du mode de communication, à une condition : il doit être en mesure de prouver la date à laquelle chaque salarié a reçu l'information.
Plusieurs solutions sont possibles :
Le contenu de cette information doit permettre aux salariés de comprendre qu'une cession est envisagée et qu'ils disposent de la possibilité de présenter une offre de reprise.
Oui. L'objectif de cette obligation est de donner aux salariés la possibilité de proposer une offre de reprise. En revanche, ce dispositif ne leur accorde aucun droit de priorité sur les autres candidats.
Le dirigeant reste libre :
Les salariés ne disposent donc d'aucun pouvoir pour bloquer ou retarder la vente.
Oui. L'obligation d'information ne s'applique notamment pas dans les situations suivantes :
Selon la nature de l'opération, d'autres exceptions peuvent également être prévues par les textes. En cas de doute, il est recommandé de vérifier le régime applicable avec son conseil juridique.
Informer les salariés constitue une obligation légale dans certaines cessions d'entreprise. Cette information n'a toutefois pas pour objectif de rendre le projet de vente public. Elle vise uniquement à permettre aux salariés qui le souhaitent de présenter une offre de reprise, dans les conditions prévues par la loi.
Une fois cette obligation remplie, le dirigeant reste libre de choisir le moment et les modalités de sa communication auprès des salariés, des clients, des fournisseurs ou de ses autres partenaires. L'annonce de la cession répond alors à une logique de management et de communication, distincte de l'obligation d'information prévue par la loi.