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  • Dans les coulisses d’une journée d’immersion

    Sébastien Baudu : au cœur de la journée d’immersion, là où se joue l’avenir des franchisés Feuillette
    Dans les coulisses d’une journée d’immersion
    Le 06/07/2026 FEUILLETTE

    6h du matin. Dans une boulangerie Feuillette en succursale, Sébastien Baudu observe trois candidats à la franchise enfiler leur tenue. Dans quelques minutes, ils vont préparer leur première baguette. Certains prendront du plaisir et poseront des questions. D'autres, plus dubitatifs, penseront déjà à ce qu’ils pourront déléguer à leurs futurs salariés. Mais tous comprendront que devenir franchisé Feuillette est une chose bien plus concrète que la signature d'un contrat...

    Chez Feuillette, la réussite d'un franchisé se construit en amont, dans la compréhension fine du métier et l'appropriation des valeurs de l'enseigne. Notre groupe a fait le choix d'un parcours d'intégration exigeant et transparent, dont la journée d'immersion constitue un passage indispensable et révélateur. Une journée sans filtre où les candidats sont confrontés à la réalité du métier, aux produits, aux équipes… À eux-mêmes aussi.

    À la manœuvre : Sébastien Baudu, Responsable des formations du groupe Feuillette. Ancien pâtissier, ex-directeur de la franchise, douze ans d'ancienneté, une trentaine de franchisés accompagnés... Il a un peu tout connu de l'aventure Feuillette. Sa mission : valider bien plus qu'un projet : une posture, une compatibilité humaine, une capacité à devenir ambassadeur d'une marque qui porte le patronyme de son fondateur.

    1.  Les enjeux et objectifs du poste : protéger l'ADN Feuillette et sécuriser l'avenir du réseau

    Au-delà de sa composante pédagogique, le poste de Responsable des formations chez Feuillette a une portée stratégique. « Mon enjeu c'est aussi de protéger et de transmettre l’ADN et les grandes valeurs que l'on souhaite pérenniser chez Feuillette », explique Sébastien Baudu. Car la marque s'est construite sur une culture du produit, de l'exigence et de l'humain, qui pourrait prendre son sens dans cette formule : « Dans notre métier, on a coutume de dire que le client achète avec les yeux, mais qu’il revient parce que c'est bon ! ».

    L’humain est un socle pour notre groupe, et dès les débuts de l’aventure notre fondateur Jean-François Feuillette défend l'idée de faire grandir des talents en interne. « Certains l’ayant rejoint dès l'apprentissage, ont pu évoluer vers des postes à responsabilité, voire devenir leur propre franchise - à l’image de Ghislain ou de Rémy».

    Chez Feuillette, le franchisé doit idéalement être manager de proximité, amoureux du produit et bon commerçant. « Trois qualités qui servent de fil rouge à nos formations et nos évaluations », affirme notre responsable - soucieux que chaque candidat ait bien les épaules pour arborer cette enseigne.

    Enfin et surtout, nous décourageons les candidatures opportunistes et les profils d’investisseurs appâtés par la seule rentabilité. Nous leur préférons des ambassadeurs engagés de l’enseigne sur leur marché local. « Il est hors de question de tricher avec un tel capital de marque. Je rappelle que notre fondateur doit aussi pérenniser son nom de famille et qu’il engage son image auprès de l’ensemble du réseau. », argumente le professionnel.

    2.  Rôle et attributions : une immersion totale pour révéler les profils

    Sébastien Baudu conduit la journée d'immersion, point d’étape crucial entre l’entretien physique avec Laurent Delafontaine (Directeur du développement Feuillette) avant la validation finale du candidat en comité présidé par Jean-François Feuillette. Conçue comme un véritable « vis ma vie », cette journée qui se déroule de 6h à 14h voit les candidats plonger dans le quotidien d'une boulangerie-pâtisserie. « L’immersion a lieu en succursale et non en unité franchisée, sinon le franchisé hôte me happerait pour d’autres sujets et l'appréciation ne se ferait pas de la même manière », explique Sébastien. Un choix garantissant neutralité et autonomie d'évaluation.

    Et cette journée est dense. Les participants passent en revue successivement et sans interruption les activité[LR2] s boulangerie, pâtisserie et traiteur-snacking. « Par exemple en boulangerie, ils façonnent un pain, l’enfournent, lament, grattent les bacs... comme on le demanderait à un professionnel chevronné. » Rien n'est simulé et à aucun moment il n’est question de s'asseoir, sauf à la fin pour déguster les produits façonnés le matin. « Un moment privilégié où ils me posent leurs questions, et me partagent leurs éventuelles réticences. »

    L’objectif est double : tester leur rapport au produit et observer leur posture. Si Sébastien voit que, lorsqu'ils touchent le produit, ils discutent, rechignent ou s’abritent derrière la perspective de déléguer à un futur collaborateur, cela lui met la puce à l'oreille. « J’ai besoin de valider qu’ils prennent du plaisir, qu’ils sont curieux et même qu’ils sont capables de nous challenger dans un esprit constructif. Bref leur soif d’apprendre et de dépasser tout problème comme le ferait un chef d’entreprise ! »

    Et c’est comme tel qu’il les interroge, tout au long d’exercices pratiques. Organisation, staffing, mix produits... tout y passe et même le logiciel de caisse (la tenue des ventes selon les moments de la journée, nos best-sellers - le fameux '80/20'. « Quand vous placez quelqu'un hors de sa zone de confort, il ne peut pas tricher. Le fait de leur poser des questions pendant qu’ils testent de nouveaux gestes les amène à lâcher leurs certitudes. Je mets à jour leur niveau de contrôle, leur capacité d'humilité. », plaide Sébastien.

    À l'issue de cette journée, chaque participant rédige un rapport d'étonnement, tandis que le formateur formalise un retour d'immersion. Il servira de matériau pour un débriefing croisé avec Laurent Delafontaine et Lise Reytier (consultante en recrutement). « Un exercice riche où nous confrontons nos visions et nos ressentis, pour aligner nos positions et poursuivre les process candidats dans le consensus. »

    3.  Les compétences requises : transmission, crédibilité et transparence

    Un tel rôle exige de Sébastien Baudu tout un jeu de compétences. La première : « aimer transmettre, que ce soit le métier, les produits et bien sûr l'attachement à notre enseigne. C’est parce que je suis un convaincu de la première heure, que je me montre convaincant ».

    Il faut rappeler que son parcours plaide pour lui, qui fut successivement pâtissier, responsable puis directeur réseau. « Mon profil de pâtissier me donne la crédibilité technique, mais je ne veux pas non plus noyer les candidats dans des détails. C’est là où la casquette de directeur métier et réseau – avec une vision en 360°, m’aide à trouver le juste niveau d’exigence ». Un exercice d’équilibriste, qui plus est auprès de profils variés, qui serait impossible sans son parcours.

    Autre compétence centrale, la pédagogie. Or notre responsable aime partager et expliquer tout ce qui relève du concept et des opérations - que ce soient les process, les "do's and don'ts", les anecdotes personnelles et bien sûr les messages appropriés à chaque moment de cette journée.

    Mais la compétence la plus structurante demeure la transparence, pour celui qui confie ne jamais dire le contraire de ce qu’il pense. « Je n’oublie jamais que si leur dossier était ensuite validé, je retrouverais ces candidats en formation initiale, voire en soutien de l’ouverture de leur unité ». Chez Feuillette, pas de surpromesse : nos nouveaux franchisés ne doivent pas vivre l'inverse de ce que nous leur aurions fait miroiter quelques mois auparavant...

    4.  Points de vigilance et écueils : jouer cartes sur table pour éviter les désillusions et laisser un minimum d’espace

    Vous l’aurez compris, la journée d'immersion se vit comme un exercice de vérité. « Je suis dans un exercice de transparence, à tous les niveaux. Je leur montre la qualité des produits que nous recevons du laboratoire, et même les éléments de traçabilité sur notre logiciel. Je vais loin dans le partage. »

    Une transparence qui vise aussi à responsabiliser les candidats et à les mettre dans une logique d'alerte : s'ils échouent, c'est tout le réseau qu'ils peuvent pénaliser et la marque qu’il défend. Aucun sujet n'est donc tabou... si ce n’est prendre des photos, par souci de confidentialité. Même si Sébastien concède avec humour : « Je considère qu'un candidat s'apprêtant à nous rejoindre pourrait quand même prendre quelques clichés de sa première baguette Feuillette 😊 »

    Autre point de vigilance, ne pas saturer les candidats d’informations inutiles et leur laisser suffisamment d’espace pour s’exprimer. « C’est le rôle de la pause dégustation que j’improvise à la fin de la journée. Mais mine de rien, j’ai déjà eu le temps de me faire une opinion sur chaque participant ainsi que son potentiel ».

    5.  Tâches accomplies et anecdotes : quand l'humain fait la différence

    Quand nous interrogeons Sébastien sur ses motifs de fierté, il nous explique que des candidats écrivent dans leur rapport d'étonnement avoir, certes, pris du plaisir à participer à cette journée, mais surtout qu'ils seraient heureux de pouvoir retravailler avec lui.

    « Que je fasse le job de présentation, d’explication et que je contribue à valider les profils, c’est normal. Mais quand je découvre que ce court moment passé ensemble leur donne encore plus envie de Feuillette, je me sens aligné ! »

    Car Sébastien aime aller au bout des choses. Il apprécie de pouvoir accompagner certains franchisés jusqu'à l'ouverture de leur établissement, et de mesurer leur évolution depuis la journée d’immersion. « Ce fut le cas avec le franchisé d’Issoire, tout dernièrement. J’aimerais pouvoir le faire avec tous, boucler la boucle, mais ce n’est pas possible compte tenu du rythme des ouvertures du réseau désormais. »

    C’est peut-être là une des limites du rôle de Sébastien, ne pas pouvoir se démultiplier. Heureusement, il sait pouvoir compter sur une « équipe au top ».